Découvrir Bruyères en marchant
Promenade dans Bruyères

1- La Fontaine Minérale
2- Le Château de Parisis
3- L'Ancienne Gare
4- Le Jeu de Paume
5- Une Vieille Maison rue "du Marais"
6- Le Monument aux Morts
7- La Mairie
8- La Maison visitée par de Gaulle
9- L'Eglise Notre Dame
10- La Place de la Mutte
11- Un Ancien Vendangeoir
12- La Place des Déportés
13- L'effigie de Henri IV rue "du puits Bériol"
14- Le Fort

1- La Fontaine Minérale
Pendant le XIXè siècle et jusqu’en 1914, les bruyérois puisaient leur eau dans des puits profonds de 2 à 5 mètres. Ceux qui ne disposaient pas de puits se rendaient au-delà des murs où se trouvait une source d’eau minérale froide à laquelle on prêtait des vertus extraordinaires. Fort appréciée de la population, elle était réputée salutaire pour la guérison, entre autres, des troubles digestifs et des maux de gorge. Comme Bruyères avait échappé à des épidémies de choléra en 1832 et 1849, les habitants des villages voisins venaient chercher de cette eau dont ils pensaient qu’elle préservait de la maladie.
Plus tard, la source principale fut captée et raccordée à une fontaine, baptisée « Fontaine Minérale », munie d’une pompe à balancier. Pendant des dizaines d’années, femmes et enfants sont venus s’y approvisionner en eau potable. Elle était encore utilisée à la fin de la guerre 1939-1945, mais fut condamnée par l’eau du robinet dont le premier projet de réseau date de 1919.
Cette fontaine est toujours visible, au carrefour du Tour de Ville et de la rue de la Batterie. Elle a donné son nom à la rue de Parfondru.

2- Le Château de Parisis
La commune de Bruyères a conservé le souvenir d’un de ses enfants les plus célèbres, écrivain talentueux du siècle dernier : Arsène HOUSSAYE (1814-1896).
Il nous a laissé trois belles demeures, bien dans le style de ces « folies » bourgeoises tant à la mode jusqu’à la Belle Epoque : le Château de Valbon à Vorges et le Château de Breuil route d’Athies construit en 1860. Quant au Château de Parisis (du nom du héro de l’un de ses romans : « Grandes Dames »), il y séjournera jusqu’à sa mort : de 1880 à 1896. Il s’agite d’une demeure de style néo Louis XIII.

3- L'Ancienne Gare
La gare, qui faisait partie de la ligne de chemin de fer reliant Laon à Nouvion le Vineux, a été inaugurée le 25 août 1907.
Il fallait 20 mn au petit train pour relier Bruyères à Laon à la moyenne de 20 km/h, et ce, 7 fois par jour.
Jugée non rentable, et concurrencée par l’automobile et l’autobus, la ligne fut fermée à tout trafic le 1er juin 1932.
La gare est aujourd’hui une propriété privée
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4- Le Jeu de Paume
Située à l’ombre des remparts dont la construction a commencé vers 1350, cette Place a été choisie pour la pratique du Jeu de Paume en 1797. Ce jeu, très en vogue après la Révolution, semble avoir perdu tout intérêt après 1870. Cette place devient un boulodrome en 1925 puis un terrain de gymnastique après guerre. Elle a longtemps accueilli la fête foraine.
Les remparts ont été restaurés en 2010 et la place totalement rénovée, étendue et équipée d’une aire de camping-car et de jeux pour enfants en 2011.
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5- Une Vieille Maison rue "du Marais"
Jadis, dans la rue des Marais, se trouvait ici un vendangeoir qui comprenait un four, une écurie, une foulerie, une grange et des pièces d’habitation attenant à une vigne. Après avoir appartenu à la «Fabrique de la Cathédrale de Laon » il fut la propriété de Robert de NOÜE Chanoine de la Cathédrale de Laon en 1752. C’est la seule maison de Bruyères, aujourd’hui propriété de M et Mme ROGER, qui a ce genre de fenêtre à meneau, typique de l’architecture du Moyen-Age et de la Renaissance.

6- Le Monument aux Morts
Inauguré en 1923, le Monument aux Morts, sculpté par Charles PERRON, se dresse devant le groupe scolaire communal installé ici en 1928.
Sont gravés dessus les noms des 48 victimes civiles et militaires de la guerre 1914-1918 et des 12 victimes de la guerre 1935-1945.

7- La Mairie
Edifiée en 1852, près de l’emplacement de l’ancienne mairie. Elle se composait au début du siècle d’un rez-de-chaussée servant de halle où se tenait le marché hebdomadaire du vendredi en cas de mauvais temps, là où se trouve actuellement la Poste.
Sur la façade, on remarque les reproductions en bas reliefs des vieux sceaux de Bruyères : le plus ancien, celui de 1128, porte pour légende : « PAGI ET BRUERIE » (Pays de Bruyères). L’emblème représente un homme vêtu d’une tunique et portant à la main une branche de bruyère.

8- La Maison visitée par de Gaulle
Le 14 mai 1940, le Colonel de Gaulle établit son poste de commandement dans cette maison qui appartenait à la famille Cattet.
Il y prépare l’offensive de la Serre, plus connue sous le nom de « Bataille de Montcornet ».
Ses chars sont alors stationnés à l’abri de la forêt de Lavergny (forêt située entre Bruyères et Parfondru).

9- L'Eglise Notre Dame
L'Eglise : Sa construction, commencée au XIe siècle, se poursuit jusqu’au XVIe. Elle est surtout connue pour son chevet et la magnificence de ses absides romanes. Reconnue dès le Congrès archéologique de 1911, l’église a été classée « monument historique » au titre de la loi de 1913.
Fort abîmée par les bombardements de 1914-1918, elle a bénéficié, après guerre, d’importants travaux de rénovation. Depuis un quart de siècle, on a refait les toitures, tandis qu’une active « Association des Amis de l’Eglise » s’emploie à redonner tout son lustre au monument.

10- La Place de la Mutte
Après la construction de l’Eglise au XI siècle, celle-ci fut entourée de fortifications parfaitement visibles sur le Plan de Bruyères réalisé par le Sergent LEDOUBLE en 1584. L’enceinte qui fut appelée « le Petit Fort » était flanquée de tours : l’une d’elles, située à cet endroit, portait le nom de « Tour de la Motte » (devenue Tour de la Mutte) et protégeait le Petit Fort des attaques venant de Vorges.
On pense que ces fortifications ont été démolies au cours du XIXè siècle. La Commune a entièrement restauré cette Place et ses parkings en 2011.

11- Un Ancien Vendangeoir
Cet ancien vendangeoir qui abrite actuellement, l’Office Notarial, appartenait à Cyr-Henry de Driencourt en 1792.
L’immeuble a été modifié et on remarque l’escalier en fer à cheval, en façade.
Il est la propriété de la famille Vandorme depuis 4 générations.

12- La Place des Déportés
Le 18 juillet 1944, la gestapo arrête et déporte 12 Bruyérois. Certains décèderont pendant le bombardement de Compiègne le 9 août 1944, d’autres en captivité et 3 de retour de captivité.
La Place des déportés a été réaménagée et complétée d’une fontaine en 2011.

13- L'effigie de Henri IV rue "du puits Bériol"
On croit, à tort, qu’Henri IV a séjourné dans cette maison. Son effigie est certainement le fruit de la fantaisie de son constructeur ou de son propriétaire qui l’a réinstallée ci pendant la période de la reconstruction (années 1920)
Henri IV a bel et bien séjourné à Bruyères pendant le siège de Laon en 1594, certainement dans une maison de la rue Arsène HOUSSAYE.

14- Le Fort
Le Fort de Bruyères ou Fort de la Redoute, appelé aussi par les militaires, la batterie Henriot, a été construit de 1876 à 1879. Il faisait partie –comme les forts de Montbérault, de Laniscourt, de Malmaison– d’une barrière de deuxième ligne conçue pour défendre Paris qui, en 1870, avait été encerclé sans coup férir par les armées allemandes.
Il était classé, en décembre 1881, dans la première série des places de guerre et en janvier 1887, dans la première série des places fortes du 2ème corps d’armée.
La batterie de Bruyères fut désarmée en 1888. Elle servit de casernement aux troupes allemandes pendant le premier conflit mondial, recevant épisodiquement quelques obus français venus du Chemin des Dames. Après 1918, l’armée s’en servit comme dépôt (notamment d’ypérite) pour l’abandonner définitivement en1968, date de la cession du site à un particulier qui se proposait d’en tirer les moellons.
La Commune de Bruyères a racheté le site en ruines en 1986 et en a confié la restauration et l’animation jusqu'en 2015 à une association locale : .